Problèmes de coude chez les golfeurs : prévention et prise en charge

Charles Bijon • 28 mai 2025

La pratique du golf sollicite de manière répétitive les articulations du membre supérieur, notamment le coude. Bien que ce sport soit modérément intense, les gestes techniques répétés sur de longues périodes peuvent entraîner des douleurs, des inflammations ou des troubles plus chroniques. Le coude est particulièrement exposé à des contraintes mécaniques importantes au moment du swing et du contact avec le sol.


Les pathologies du coude fréquemment rencontrées au golf

Épicondylite médiale ("golfer's elbow")

L'épicondylite médiale est la pathologie la plus typique chez les golfeurs. Elle correspond à une inflammation des tendons fléchisseurs du poignet à leur insertion sur l’épicondyle médial. La douleur est localisée sur la face interne du coude et est accentuée lors des mouvements de flexion du poignet ou de pronation.

Cette tendinopathie résulte de gestes répétitifs et d’une surcharge tendineuse, notamment lors des phases d’impact du club avec le sol ou de mouvements mal coordonnés.


Épicondylite latérale

Moins fréquente chez les golfeurs que l'épicondylite médiale, l'épicondylite latérale ou "tennis elbow" peut apparaître en cas de sollicitation excessive des extenseurs du poignet, notamment si le grip du club est trop serré ou si les poignets restent rigides durant le swing.


Bursite olécranienne

L'inflammation de la bourse séreuse située à l'arrière du coude peut survenir suite à des microtraumatismes répétés ou à des appuis prolongés sur le coude. Elle se manifeste par un gonflement douloureux et visible de la région postérieure du coude.


Conflit ou irritation nerveuse

Certaines postures répétitives peuvent entraîner une compression du nerf ulnaire au niveau du coude (dans la gouttière épitrochléo-olécranienne), provoquant des fourmillements dans les deux derniers doigts de la main et une perte de force progressive.

Facteurs favorisants et gestuelle à risque

Le swing de golf comprend plusieurs phases (backswing, downswing, impact, follow-through), chacune exerçant des contraintes spécifiques sur l’articulation du coude. Les facteurs favorisants les troubles incluent :

  • Une technique imparfaite, avec un manque de synchronisation entre le tronc, les épaules et les bras.
  • Un matériel inadapté, comme un grip trop épais, un manche trop rigide ou un club mal ajusté.
  • Une fréquence de jeu excessive sans récupération suffisante.
  • Une mauvaise préparation physique, notamment un manque de souplesse ou de renforcement musculaire préalable.
  • Des gestes répétitifs à intensité modérée mais fréquente, entraînant des microtraumatismes cumulatifs.


Prévention des douleurs de coude chez les golfeurs

Amélioration de la technique

Un accompagnement par un professionnel permet d’optimiser la gestuelle et de réduire les contraintes sur l’articulation du coude. Il est important de veiller à :

  • Garder les poignets souples et réactifs.
  • Diminuer la crispation au niveau de la prise du club.
  • Harmoniser le mouvement entre les segments du corps.


Renforcement musculaire ciblé

Le travail des muscles fléchisseurs, extenseurs, supinateurs et pronateurs de l'avant-bras contribue à la stabilité articulaire. Des exercices réguliers peuvent être intégrés en dehors des périodes de jeu.


Mobilité articulaire et échauffement

Une routine d'échauffement avant chaque séance est indispensable pour préparer les tendons et les muscles. L'étirement des chaînes musculaires de l'avant-bras et de l'épaule contribue à prévenir les tensions anormales.


Adaptation du matériel

Le choix d'un club adapté à la morphologie et au niveau de pratique est essentiel. Le manche, le grip et le poids du club influencent directement les contraintes exercées sur les poignets et les coudes.


Prise en charge des douleurs de coude chez les golfeurs

Approche médicale conservatrice

En première intention, le traitement repose sur :

  • Le repos de l'articulation, avec une diminution ou un arrêt temporaire de l'activité.
  • Des antalgiques ou anti-inflammatoires non stéroïdiens, en traitement court.
  • Des infiltrations de corticoïdes, notamment en cas de tendinopathie ou de bursite inflammatoire résistante.
  • La kinésithérapie : travail sur la mobilité, la posture, le geste sportif et le renforcement musculaire.
  • Des orthèses ou bandes de compression pour décharger temporairement les tendons.


Traitement chirurgical

En cas d'échec du traitement conservateur après plusieurs mois, ou en présence de lésions structurales importantes (ruptures tendineuses, conflit osseux, compression nerveuse confirmée), une prise en charge chirurgicale peut être envisagée. Celle-ci dépendra de la pathologie précise et du profil du patient.

L'intervention est suivie d'une rééducation encadrée visant à restaurer la mobilité et la fonction du coude, avec un retour progressif au jeu.


Conclusion

Les douleurs de coude chez les golfeurs sont fréquemment liées à des gestes répétitifs, à une mauvaise technique ou à un matériel inadapté. Une attention particulière portée à la gestuelle, à la préparation physique et à l'équipement permet de prévenir de nombreuses pathologies. En cas de douleur persistante, une consultation avec le Dr Charles Bijon permet d'établir un diagnostic précis et de mettre en place une prise en charge personnalisée, qu'elle soit conservatrice ou chirurgicale.

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La maladie de Dupuytren est une pathologie chronique et évolutive de la main, caractérisée par une rétraction progressive des doigts vers la paume. Elle touche l’ aponévrose palmaire , une membrane fibreuse située sous la peau de la paume, sans atteindre les tendons ni les nerfs. À mesure que la maladie progresse, elle peut gêner des gestes simples du quotidien, comme serrer la main ou enfiler un gant. La cause exacte de cette maladie reste partiellement inconnue, mais plusieurs facteurs favorisants ont été identifiés.  Qu’est-ce que l’aponévrose palmaire ? L’aponévrose palmaire est un tissu conjonctif dense situé juste sous la peau de la paume. Elle assure un rôle de protection des structures profondes de la main (tendons fléchisseurs, nerfs, vaisseaux) et participe à la transmission des forces lors de la préhension. Dans la maladie de Dupuytren, cette membrane s’épaissit et forme progressivement des nodules puis des brides fibreuses, responsables de la rétraction progressive des doigts, notamment les quatrième et cinquième. Les premiers signes de la maladie de Dupuytren La maladie de Dupuytren débute souvent de manière discrète. Elle peut se manifester par un ou plusieurs nodules indolores dans la paume, parfois sensibles à la pression. Ces nodules évoluent ensuite en cordes fibreuses qui s’étendent vers les doigts et limitent leur extension. La flexion reste généralement conservée. Le test de la table (impossibilité de poser la main à plat) est un signe d’atteinte évoluée. La maladie de Dupuytren est souvent bilatérale mais d’intensité asymétrique. Facteurs de risque et causes possibles La cause exacte de la maladie de Dupuytren reste inconnue. Il ne s’agit pas d’une inflammation ni d’un traumatisme direct. Toutefois, plusieurs facteurs favorisants ont été identifiés. Facteurs génétiques La prédisposition héréditaire est bien documentée. Une mutation génétique encore mal identifiée entraînerait une anomalie de la prolifération des cellules fibroblastiques de l’aponévrose. La maladie est plus fréquente dans certaines familles et certaines origines ethniques, notamment en Europe du Nord. La transmission semble autosomique dominante à pénétrance variable. Âge et sexe La maladie de Dupuytren est plus fréquente chez les hommes de plus de 50 ans. Le risque augmente avec l’âge, et les formes sévères sont également plus fréquentes chez les hommes. Comorbidités et facteurs environnementaux Plusieurs affections ont été associées à la maladie : Diabète, en particulier le diabète de type 1, Épilepsie, possiblement en lien avec certains traitements (barbituriques), Hypercholestérolémie, Alcoolisme chronique, Tabagisme actif. Les professions exposant à des microtraumatismes répétés de la paume (travail manuel intensif, usage prolongé de machines vibrantes) ont été évoquées comme facteurs aggravants, sans qu’un lien direct ne soit formellement établi.
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Les brûlures de la main sont des lésions fréquentes, parfois graves, qui nécessitent une prise en charge rigoureuse pour éviter des séquelles fonctionnelles importantes. En raison de la complexité anatomique de la main et de son rôle central dans les gestes du quotidien, toute brûlure, même modérée, doit être évaluée avec attention. Comprendre les types de brûlures Brûlure thermique, chimique ou électrique Les brûlures thermiques sont les plus fréquentes. Elles sont causées par un contact avec un liquide chaud, une flamme, un objet brûlant ou de la vapeur. Les brûlures chimiques surviennent au contact d’agents caustiques comme l’acide ou la soude. Les brûlures électriques , bien que plus rares, peuvent provoquer des lésions profondes et insidieuses. Classification selon la profondeur Brûlure du premier degré : rougeur douloureuse, atteinte superficielle de l’épiderme (ex : coup de soleil). Aucun risque de séquelle. Brûlure du deuxième degré superficiel : apparition de phlyctènes (cloques), douleur importante, cicatrisation possible sans greffe. Brûlure du deuxième degré profond : destruction partielle du derme, aspect blanchâtre ou tacheté, douleur modérée. Souvent besoin de traitement chirurgical. Brûlure du troisième degré : atteinte complète des couches cutanées, aspect blanc ou carbonisé, indolore du fait de la destruction des terminaisons nerveuses. Gestes d’urgence à adopter immédiatement Refroidir la zone brûlée Le premier réflexe à avoir est de refroidir la brûlure sous un filet d’eau tempérée (15 à 25°C) pendant 15 à 20 minutes. Cela permet de limiter la progression de la brûlure et de soulager la douleur. Retirer les objets compressifs Il est essentiel de retirer bagues, bracelets ou montres sur la main brûlée avant que l’œdème n’apparaisse, car un gonflement rapide peut entraîner une compression délétère. Ne pas percer les cloques Les phlyctènes doivent être laissées intactes si elles ne sont pas rompues, car elles servent de barrière naturelle contre les infections. Ne pas appliquer de corps gras Les pommades, beurres ou autres remèdes "maison" sont à proscrire. Ils augmentent le risque infectieux et peuvent compliquer le diagnostic clinique.
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La tendinite de l’épaule , ou tendinopathie de la coiffe des rotateurs, est une affection fréquente responsable de douleurs nocturnes, souvent invalidantes. Le repos est essentiel à la récupération, mais il est difficile à trouver lorsque la douleur perturbe le sommeil. Comprendre comment adapter sa position et son environnement nocturne peut aider à améliorer la qualité du repos et à favoriser la guérison. Pourquoi la douleur est-elle plus forte la nuit ? Les douleurs liées à une tendinite de l’épaule sont souvent exacerbées la nuit. Plusieurs raisons peuvent l’expliquer : En position allongée, l’inflammation n’est plus atténuée par l’activité musculaire ou la gravité ; Le relâchement musculaire nocturne peut favoriser une mise en tension des tendons enflammés ; Une mauvaise posture au lit peut compresser l’articulation ou étirer les structures douloureuses. Ces facteurs provoquent des réveils nocturnes, des difficultés à s’endormir ou des douleurs matinales plus intenses. Les positions à privilégier pour mieux dormir Dormir sur le d os Cette position est généralement la plus recommandée. Elle permet de répartir le poids de manière équilibrée sans exercer de pression sur l’épaule douloureuse. Il peut être utile de placer un coussin sous le bras atteint pour le surélever légèrement. Cette élévation réduit la tension sur les tendons de la coiffe des rotateurs . Dormir sur le côté opposé à l'épaule douloureuse Si dormir sur le dos n’est pas confortable, il est possible de se coucher sur le côté opposé. Il est alors conseillé de placer un oreiller entre les deux bras, afin que le bras douloureux repose sans tension vers l’avant ou vers le bas. Positions à éviter Dormir sur l’épaule douloureuse est à proscrire. Cette position comprime les tendons déjà inflammés et accentue la douleur. Dormir en position fœtale ou avec le bras coincé sous l’oreiller peut également aggraver les symptômes.