Tout savoir sur la tendinite de l’épaule

Charles Bijon • 11 juillet 2024

Qu'est-ce que la tendinite de l'épaule ?

La tendinite, ou tendinopathie, est une altération de la structure d'un tendon, souvent due à des micro-traumatismes, à un rhumatisme inflammatoire ou au vieillissement. Au niveau de l'épaule, cette affection touche principalement les tendons de la coiffe des rotateurs, un groupe de quatre muscles et tendons (le sous-scapulaire, le sus-épineux, le sous-épineux et le petit rond) ainsi que la longue portion du tendon du biceps.


La coiffe des rotateurs joue un rôle crucial dans la mobilité et la stabilisation de l'épaule. Lorsque ces tendons sont irrités, la tendinite peut survenir dans les parties superficielles, profondes ou dans l'épaisseur des tendons. Dans certains cas graves, on peut observer une rupture partielle ou complète des tendons.

Les causes de la tendinite de l'épaule

Plusieurs facteurs peuvent provoquer une tendinite de l'épaule :

  • L’âge 
  • Une activité physique excessive : la surutilisation des muscles de l'épaule, notamment lors d'activités sportives ou professionnelles répétitives, peut endommager les tendons.
  • Le tabagisme : il réduit l'oxygénation des tissus, ralentissant ainsi leur guérison.
  • Les maladies métaboliques : des conditions telles que le diabète peuvent augmenter le risque de tendinite.
  • Les facteurs anatomiques : un acromion agressif peut provoquer un conflit sous-acromial, entraînant une bursite et une tendinopathie.

Le diagnostic de la tendinite de l'épaule

Pour confirmer le diagnostic de tendinite de l'épaule, divers examens peuvent être réalisés :

  • La radiographie : elle permet d'évaluer la forme de l'acromion et de détecter d'éventuelles calcifications ;
  • L’échographie : elle est utile pour visualiser les tendons et identifier les lésions ;
  • L’IRM : elle est l’examen de référence afin d’obtenir une évaluation plus détaillée.
  • L’arthro-TDM : qui consiste à injecter un produit de contraste iodée dans l’articulation et permettre de confirmer avec certitude la présence ou non d’une rupture tendineuse

Le traitement de la tendinite de l'épaule

Le traitement initial de la tendinite de l'épaule est généralement conservateur :

  • Repos : prendre le temps de se reposer et éviter les activités qui aggravent la douleur ;
  • Anti-inflammatoires et antalgiques : prendre les médicaments prescrits par votre médecin pour réduire l'inflammation et la douleur ;
  • Infiltrations de corticoïdes : réaliser des injections sous-acromiales pour soulager la douleur avec votre médecin ;
  • Rééducation : faire des exercices pour renforcer les muscles de l'épaule et améliorer la mobilité.

Intervention chirurgicale

En cas d'échec du traitement conservateur, une intervention chirurgicale peut être nécessaire. L'arthroscopie, une technique mini-invasive, est souvent utilisée.



Les étapes de la chirurgie

  1. Acromioplastie : régularisation de l'acromion pour réduire le conflit entre la coiffe des rotateurs et l'acromion ;
  2. Ténotomie-ténodèse du biceps : résection de la partie endommagée du tendon du biceps et réinsertion de la partie saine ;
  3. Réparation de la coiffe des rotateurs : reconstitution des tendons endommagés si nécessaire.


Après la chirurgie, l'épaule est immobilisée pendant environ 2 à 4 semaines , suivie d'une rééducation intensive pendant 6 à 12 mois.

Les complications possibles

Les complications après le traitement de la tendinite de l'épaule sont rares mais peuvent inclure :

  • Une infection : bien que rare, elle doit être suspectée en cas de douleurs pulsatiles ou de signes inflammatoires ;
  • Une algodystrophie : c’est une douleur chronique et inflammatoire traitée médicalement, qui peut durer plusieurs mois voire des années ;
  • une capsulite rétractile : il s’agit d’une rétraction de la capsule articulaire entraînant une diminution de la mobilité de l'épaule, récupérant généralement en un an ;
  • Des lésions nerveuses : très rares, elles peuvent survenir lors de la chirurgie.


La tendinite de l'épaule est une affection courante qui peut affecter la qualité de vie. Une prise en charge précoce et adaptée permet souvent une récupération complète. N'hésitez pas à consulter le Dr Charles Bijon pour un diagnostic précis et un traitement approprié. Votre chirurgien est le mieux placé pour répondre à toutes vos questions et vous accompagner tout au long du processus de guérison.

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Les brûlures de la main sont des lésions fréquentes, parfois graves, qui nécessitent une prise en charge rigoureuse pour éviter des séquelles fonctionnelles importantes. En raison de la complexité anatomique de la main et de son rôle central dans les gestes du quotidien, toute brûlure, même modérée, doit être évaluée avec attention. Comprendre les types de brûlures Brûlure thermique, chimique ou électrique Les brûlures thermiques sont les plus fréquentes. Elles sont causées par un contact avec un liquide chaud, une flamme, un objet brûlant ou de la vapeur. Les brûlures chimiques surviennent au contact d’agents caustiques comme l’acide ou la soude. Les brûlures électriques , bien que plus rares, peuvent provoquer des lésions profondes et insidieuses. Classification selon la profondeur Brûlure du premier degré : rougeur douloureuse, atteinte superficielle de l’épiderme (ex : coup de soleil). Aucun risque de séquelle. Brûlure du deuxième degré superficiel : apparition de phlyctènes (cloques), douleur importante, cicatrisation possible sans greffe. Brûlure du deuxième degré profond : destruction partielle du derme, aspect blanchâtre ou tacheté, douleur modérée. Souvent besoin de traitement chirurgical. Brûlure du troisième degré : atteinte complète des couches cutanées, aspect blanc ou carbonisé, indolore du fait de la destruction des terminaisons nerveuses. Gestes d’urgence à adopter immédiatement Refroidir la zone brûlée Le premier réflexe à avoir est de refroidir la brûlure sous un filet d’eau tempérée (15 à 25°C) pendant 15 à 20 minutes. Cela permet de limiter la progression de la brûlure et de soulager la douleur. Retirer les objets compressifs Il est essentiel de retirer bagues, bracelets ou montres sur la main brûlée avant que l’œdème n’apparaisse, car un gonflement rapide peut entraîner une compression délétère. Ne pas percer les cloques Les phlyctènes doivent être laissées intactes si elles ne sont pas rompues, car elles servent de barrière naturelle contre les infections. Ne pas appliquer de corps gras Les pommades, beurres ou autres remèdes "maison" sont à proscrire. Ils augmentent le risque infectieux et peuvent compliquer le diagnostic clinique.
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La tendinite de l’épaule , ou tendinopathie de la coiffe des rotateurs, est une affection fréquente responsable de douleurs nocturnes, souvent invalidantes. Le repos est essentiel à la récupération, mais il est difficile à trouver lorsque la douleur perturbe le sommeil. Comprendre comment adapter sa position et son environnement nocturne peut aider à améliorer la qualité du repos et à favoriser la guérison. Pourquoi la douleur est-elle plus forte la nuit ? Les douleurs liées à une tendinite de l’épaule sont souvent exacerbées la nuit. Plusieurs raisons peuvent l’expliquer : En position allongée, l’inflammation n’est plus atténuée par l’activité musculaire ou la gravité ; Le relâchement musculaire nocturne peut favoriser une mise en tension des tendons enflammés ; Une mauvaise posture au lit peut compresser l’articulation ou étirer les structures douloureuses. Ces facteurs provoquent des réveils nocturnes, des difficultés à s’endormir ou des douleurs matinales plus intenses. Les positions à privilégier pour mieux dormir Dormir sur le d os Cette position est généralement la plus recommandée. Elle permet de répartir le poids de manière équilibrée sans exercer de pression sur l’épaule douloureuse. Il peut être utile de placer un coussin sous le bras atteint pour le surélever légèrement. Cette élévation réduit la tension sur les tendons de la coiffe des rotateurs . Dormir sur le côté opposé à l'épaule douloureuse Si dormir sur le dos n’est pas confortable, il est possible de se coucher sur le côté opposé. Il est alors conseillé de placer un oreiller entre les deux bras, afin que le bras douloureux repose sans tension vers l’avant ou vers le bas. Positions à éviter Dormir sur l’épaule douloureuse est à proscrire. Cette position comprime les tendons déjà inflammés et accentue la douleur. Dormir en position fœtale ou avec le bras coincé sous l’oreiller peut également aggraver les symptômes.