Comment dormir avec une tendinite à l’épaule ?

Charles Bijon • 19 août 2025

La tendinite de l’épaule, ou tendinopathie de la coiffe des rotateurs, est une affection fréquente responsable de douleurs nocturnes, souvent invalidantes. Le repos est essentiel à la récupération, mais il est difficile à trouver lorsque la douleur perturbe le sommeil. Comprendre comment adapter sa position et son environnement nocturne peut aider à améliorer la qualité du repos et à favoriser la guérison.


Pourquoi la douleur est-elle plus forte la nuit ?

Les douleurs liées à une tendinite de l’épaule sont souvent exacerbées la nuit. Plusieurs raisons peuvent l’expliquer :

  • En position allongée, l’inflammation n’est plus atténuée par l’activité musculaire ou la gravité ;
  • Le relâchement musculaire nocturne peut favoriser une mise en tension des tendons enflammés ;
  • Une mauvaise posture au lit peut compresser l’articulation ou étirer les structures douloureuses.

Ces facteurs provoquent des réveils nocturnes, des difficultés à s’endormir ou des douleurs matinales plus intenses.


Les positions à privilégier pour mieux dormir

Dormir sur le dos

Cette position est généralement la plus recommandée. Elle permet de répartir le poids de manière équilibrée sans exercer de pression sur l’épaule douloureuse. Il peut être utile de placer un coussin sous le bras atteint pour le surélever légèrement. Cette élévation réduit la tension sur les tendons de la coiffe des rotateurs.


Dormir sur le côté opposé à l'épaule douloureuse

Si dormir sur le dos n’est pas confortable, il est possible de se coucher sur le côté opposé. Il est alors conseillé de placer un oreiller entre les deux bras, afin que le bras douloureux repose sans tension vers l’avant ou vers le bas.


Positions à éviter

Dormir sur l’épaule douloureuse est à proscrire. Cette position comprime les tendons déjà inflammés et accentue la douleur. Dormir en position fœtale ou avec le bras coincé sous l’oreiller peut également aggraver les symptômes.

Conseils pour améliorer le confort nocturne

Certaines adaptations simples peuvent améliorer le sommeil :

  • Utiliser un matelas ferme et un oreiller ergonomique pour un bon alignement cervical ;
  • Appliquer une bouillotte chaude sur l’épaule avant de se coucher pour détendre les muscles et soulager la douleur ;
  • Réduire les activités sollicitant l’épaule en fin de journée pour éviter une inflammation accrue au moment du coucher ;
  • Privilégier des vêtements de nuit amples qui ne limitent pas les mouvements de l’épaule.


Lien entre tendinite et pathologies associées

Chez certains patients, la tendinite s’associe à des anomalies anatomiques comme un conflit sous-acromial. Dans d'autres cas, elle s’inscrit dans un contexte métabolique ou inflammatoire. L’inconfort nocturne peut alors être accentué par une capsulite rétractile ou des calcifications tendineuses, rendant le traitement plus complexe et les douleurs plus persistantes.


Traitements favorisant un meilleur sommeil

Le traitement initial repose sur une prise en charge médicale avec repos, antalgiques et anti-inflammatoires. Une infiltration de corticoïdes peut être envisagée en cas de douleurs intenses, notamment si elles perturbent le sommeil de façon prolongée.

Un programme de rééducation ciblée permet de renforcer les muscles de l’épaule et de restaurer progressivement l’amplitude articulaire. Les séances doivent être adaptées à la douleur et éviter toute manœuvre douloureuse en fin de journée.

En cas d’échec du traitement médical et de douleurs nocturnes persistantes malgré plusieurs mois de prise en charge, une intervention chirurgicale mini-invasive sous arthroscopie peut être proposée. Elle vise à traiter la cause sous-jacente (conflit sous-acromial, rupture partielle, calcification) pour restaurer une fonction indolore.


Quand consulter le Dr Charles Bijon ?

Les douleurs nocturnes à l’épaule ne doivent pas être banalisées, surtout lorsqu’elles s’installent sur plusieurs semaines. Elles traduisent souvent une inflammation active ou une atteinte mécanique qu’il convient d’identifier et de traiter. Une consultation avec le Dr Charles Bijon permet d’établir un diagnostic précis, d’orienter les examens nécessaires (radiographie, échographie, IRM) et de proposer une prise en charge adaptée à chaque situation.


Conclusion

Une tendinite de l’épaule mal soulagée peut rapidement devenir un frein au repos nocturne et altérer la qualité de vie. Adopter des positions de sommeil adaptées, limiter les gestes douloureux en fin de journée, et mettre en place un traitement médical approprié permet généralement de retrouver un sommeil réparateur. Dans les formes plus complexes, un bilan spécialisé est essentiel pour envisager une prise en charge complète, médicale ou chirurgicale, afin de soulager durablement la douleur et restaurer la mobilité de l’épaule.

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Les brûlures de la main sont des lésions fréquentes, parfois graves, qui nécessitent une prise en charge rigoureuse pour éviter des séquelles fonctionnelles importantes. En raison de la complexité anatomique de la main et de son rôle central dans les gestes du quotidien, toute brûlure, même modérée, doit être évaluée avec attention. Comprendre les types de brûlures Brûlure thermique, chimique ou électrique Les brûlures thermiques sont les plus fréquentes. Elles sont causées par un contact avec un liquide chaud, une flamme, un objet brûlant ou de la vapeur. Les brûlures chimiques surviennent au contact d’agents caustiques comme l’acide ou la soude. Les brûlures électriques , bien que plus rares, peuvent provoquer des lésions profondes et insidieuses. Classification selon la profondeur Brûlure du premier degré : rougeur douloureuse, atteinte superficielle de l’épiderme (ex : coup de soleil). Aucun risque de séquelle. Brûlure du deuxième degré superficiel : apparition de phlyctènes (cloques), douleur importante, cicatrisation possible sans greffe. Brûlure du deuxième degré profond : destruction partielle du derme, aspect blanchâtre ou tacheté, douleur modérée. Souvent besoin de traitement chirurgical. Brûlure du troisième degré : atteinte complète des couches cutanées, aspect blanc ou carbonisé, indolore du fait de la destruction des terminaisons nerveuses. Gestes d’urgence à adopter immédiatement Refroidir la zone brûlée Le premier réflexe à avoir est de refroidir la brûlure sous un filet d’eau tempérée (15 à 25°C) pendant 15 à 20 minutes. Cela permet de limiter la progression de la brûlure et de soulager la douleur. Retirer les objets compressifs Il est essentiel de retirer bagues, bracelets ou montres sur la main brûlée avant que l’œdème n’apparaisse, car un gonflement rapide peut entraîner une compression délétère. Ne pas percer les cloques Les phlyctènes doivent être laissées intactes si elles ne sont pas rompues, car elles servent de barrière naturelle contre les infections. Ne pas appliquer de corps gras Les pommades, beurres ou autres remèdes "maison" sont à proscrire. Ils augmentent le risque infectieux et peuvent compliquer le diagnostic clinique.
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Le syndrome du canal carpien est une pathologie fréquente de la main, liée à la compression du nerf médian au niveau du poignet. Ce nerf traverse un passage étroit appelé canal carpien , formé par les os du carpe et le ligament annulaire antérieur. Lorsque ce canal se rétrécit ou que son contenu augmente (inflammation, œdème, etc.), le nerf médian est comprimé, provoquant des symptômes bien spécifiques. Mieux comprendre le nerf médian Le nerf médian innerve plusieurs muscles de la main et assure la sensibilité de la face palmaire du pouce, de l'index, du majeur et de la moitié externe de l'annulaire. Sa compression entraîne des troubles sensitifs et moteurs qui évoluent avec le temps si le syndrome n'est pas pris en charge. Cette atteinte peut affecter considérablement les gestes du quotidien comme écrire, se coiffer ou saisir un objet, en altérant la précision et la force de préhension. Les premières manifestations cliniques Le syndrome du canal carpien se déclare le plus souvent de manière progressive. Les symptômes initiaux sont parfois intermittents et peuvent passer inaperçus. Leur reconnaissance précoce est essentielle pour éviter une évolution vers une forme chronique. Picotements et fourmillements Les premiers signes sont souvent des fourmillements , des picotements ou une sensation d'engourdissement localisés dans les trois premiers doigts (pouce, index, majeur) et parfois dans l'annulaire. Ces sensations apparaissent surtout la nuit ou au réveil et peuvent s’intensifier lors de certaines activités : maintien prolongé du téléphone, conduite, lecture ou travail sur clavier. Ces paresthésies peuvent parfois s'étendre vers l'avant-bras, mais restent typiquement localisées sur le territoire du nerf médian. Douleurs nocturnes liées au canal carpien Les douleurs de type brûlure, élancements ou décharges électriques au niveau de la main ou de l’avant-bras sont fréquentes. Elles perturbent souvent le sommeil et obligent le patient à secouer sa main pour soulager les symptômes. Ce signe clinique est évocateur d’un syndrome du canal carpien débutant. Baisse de sensibilité Avec l'évolution de la compression, une hypoesthésie peut apparaître. Le patient ressent une perte de sensibilité progressive dans les doigts innervés par le nerf médian, gênant certaines activités fines comme manipuler de petits objets, boutonner un vêtement ou saisir une clé. Ce déficit sensoriel est d’autant plus problématique qu’il impacte directement la précision des gestes. Faiblesse musculaire Bien que plus tardive, une diminution de la force du pouce peut s'observer. Les muscles thénariens, responsables de l’opposition du pouce, peuvent s’atrophier en l’absence de traitement. Le patient éprouve alors des difficultés à saisir fermement un objet ou à effectuer un mouvement d’opposition efficace. Cette atteinte motrice est le témoin d’un syndrome du canal carpien évolué, nécessitant une prise en charge rapide.